IL FAUT QU’UNE PORTE SOIT OUVERTE OU FERMEE d’Alfred de Musset

Mis en scène par Cécile Rist avec Natacha Bitton et Nicolas Poupon

C’est une comédie romantique, avec tous les ingrédients du genre : suspense, comique de situation, surprises, montagnes russes émotionnelles et atmosphériques, risques répétés de rupture, désir brûlant, esprit acéré, répliques cinglantes, et modernité féministe inattendue.

 

Elle est particulièrement adaptée au format d’appartement.

 

Dans la pièce la marquise prépare une réception, un goûter, dans son salon. C’est là qu’a lieu le tête à tête imprévu avec le comte qui donne naissance à cette bluette. Donc tout salon prêt à recevoir des invités se trouve être l’espace rêvé pour accueillir notre histoire.

 

En étant si proches des spectateurs, les acteurs peuvent se permettre un jeu quasi-cinématographique. Le spectateur se retrouve alors plongé sans distance dans la situation « comme au cinéma », à cette différence qu’il sent les personnages palpiter près de lui, qu’il les voit rougir en direct et qu’il est touché physiquement par leur énergie du fait de la proximité. Il en résulte une expérience de voyeurisme souhaitée comme à la fois troublante et réjouissante.

La pièce dure une cinquantaine de minutes, temps idéal pour la circonstance.

 

Elle a en outre l’avantage d’être peu connue du public et de le souffler par sa modernité. Les femmes en particulier se montrent surprises et touchées par une parole qu’elles ont parfois du mal à attribuer à un homme. (George Sand y aurait-elle mis son grain de sel ?)

 

Nous conseillons cette pièce pour l’heure du goûter (en lumière de jour)