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Le "langage" de l'acteur

Le Laboratoire au théâtre de l’Odéon dans les années 98 à 2002

(...)

Le texte de la représentation est clairement un « supra-texte » fruit de la rencontre de ces trois textes bien distincts.

 

Le texte de l'auteur.

Le texte du metteur en scène.

Le texte... de l'acteur.

Peut-être le premier et plus spécifiquement "vivant" d'entre les trois.

 

Le laboratoire que j’animais à l’Odéon en 98/99 avait focalisé ses premiers travaux sur le langage, l’écriture et - enfin - le texte de l’acteur. Avant de s’inscrire dans l’esthétique du metteur en scène et dans l’univers de l’auteur, l’acteur est lui-même un auteur – un auteur/acteur organique. C'est ce segment qui m'intéressait tout particulièrement.

 

Faisons traverser un plateau par Mr X puis par Mr Y, la différence « d’écriture » saute aux yeux.


Nous pouvons répéter cette expérience à l’infinie avec un texte, une action, une émotion.

 

Elaborer le vocabulaire & la grammaire

Le premier travail du Laboratoire fut d’identifier cette écriture ou ce langage premier qui est celui de l’acteur avant toute esthétique, un langage très proche de celui du quidam dans la rue, un langage de signes physiques, de directions corporelles internes, de visualisation, de sonorités et de timbre.

Dans le même temps il s’agissait de doter les acteurs d’outils d’éveil à cette « pré expressivité » pour reprendre un mot de E. Barba, et des outils d’entraînement à cette écriture qui est la leur avant tout spectacle - la compréhension de son fonctionnement en tant qu’être humain, du fonctionnement de son système nerveux, vocal, énergétique, musculaire, psychique, puis des tâches qu’il assume automatiquement quand il est dans sa fonction particulière d’acteur (…)

 

Les "guides" - inspiration

Nous utilisions les travaux de nos prédécesseurs [Peter Brook, Grotowski, Lecoq], les disciplines corporelles Alexander, Feldenkreis, Body Mind Centering, Rolfing, Analyse fonctionnelle du mouvement ou des disciplines moins directement utilisées telle la linguistique, les thérapies psys ou les sciences cognitives.

Ensuite il me fut donné de rencontrer Declan Donnellan et John Wright qui tous deux avaient patiemment élaboré leurs propres outils – qui servaient leurs mises en scènes mais dotaient aussi les acteurs de cette autonomie et de cette créativité propres dont il est question. Je m’empressais d’inclure leurs découvertes ou les outils qu’ils avaient fabriqués dans ma propre boîte à outils.